Crastinus : « du lendemain », en latin.

« La procrastination », quel vilain mot… Difficile à prononcer…, oppressant, mais qui habille d’une étiquette le simple fait de…
… remettre au lendemain ce qui peut être accompli le jour même.

Comme nous aimons poser des étiquettes ! Nommer les choses…

Procrastiner semble ne pas être une renonciation. Nous procrastinons, seulement, pour garder bonne conscience, pour repousser plus loin de soi, dans un futur plus ou moins proche, plus ou moins probable, l’élément qui est « de trop », pour l’instant présent. C’est mettre en attente, conserver en suspens cet élément qui perd son caractère d’importance.
Quelque part, ne serait-ce pas encombrer son futur d’une chose [ou d’une liste de tâches] à réaliser ?
Et, à force de procrastiner, se [sur-] charger de tâches à accomplir. Quel programme ! Que de taches notées sur le planning du lendemain…

Dans les domaines de la vie quotidienne (la vaisselle, par exemple) ou pour ne pas sortir de notre zone de confort, finalement.

Et combien d’opportunités,
de chances remises au lendemain ?

S’inscrire dans une nouvelle activité sportive, musicale ou artistique, un stage de développement personnel, à une formation, pourrait, certainement, donner un nouvel élan à notre vie, mais encore faut-il faire le premier pas.
Le fameux premier pas qui est remis au lendemain… Au mois prochain… À la rentrée prochaine…

Pourtant, ce premier pas est celui qui permet de dépasser la routine, celui qui permet de s’engager sur un chemin nouveau.

Fais-le,
mais fais-le maintenant.
Ici et maintenant.

Pourquoi ne pas s’engager sur un nouveau programme ? Un seul pas à la fois ?